Les Matheux

Le cahier de révisions de maths

Lycée · Première

Épreuve anticipée de mathématiques en 1re : format, automatismes et méthode pour réviser

Mis à jour le

Les élèves de première générale et technologique passent désormais une épreuve écrite de mathématiques de deux heures, sans calculatrice, dont la première partie est consacrée aux automatismes. Voici ce que disent les textes officiels, la liste des automatismes à maîtriser avec sept exemples corrigés, un plan de révision sur huit semaines et les erreurs qui coûtent le plus de points.

Qui est concerné, et depuis quand

L'épreuve s'adresse à tous les élèves de première des voies générale et technologique, quels que soient leurs enseignements de spécialité ou leur série. Le ministère la présente comme un moyen d'attester, en fin de première, un niveau de mathématiques « socle » atteint par l'ensemble des futurs bacheliers, sur le modèle de l'épreuve anticipée de français.

Elle a été passée pour la première fois en juin 2026, par les élèves alors en première. D'après Eduscol, elle est organisée à compter de l'année scolaire 2025-2026 et compte pour la session 2027 du baccalauréat : la copie rendue en première pèse donc sur le diplôme obtenu un an plus tard.

Pour l'année 2026-2027, une nouvelle note de service datée du 11 septembre 2026 remplace celle de juin 2025 et s'applique aux épreuves présentées au titre de la session 2028. Le calendrier officiel 2027 place l'épreuve de mathématiques le lundi 21 juin 2027, de 8 h à 10 h, avec une session de remplacement le vendredi 10 septembre 2027.

À retenir

En première en 2026-2027 : une épreuve écrite de 2 heures, coefficient 2, le 21 juin 2027 au matin, sans calculatrice.

Le déroulé de l'épreuve

Nature et duréeÉpreuve écrite de 2 heures
NotationSur 20 points, coefficient 2
Première partieAutomatismes, 6 points, questions à réponses courtes
Deuxième partieDeux ou trois exercices indépendants, 14 points
CalculatriceInterdite pour toute l'épreuve
Maîtrise de la languePrise en compte à hauteur de 2 points sur 20

La première partie : les automatismes

Elle évalue la rapidité et la sûreté sur les calculs de base, sans rédaction. Lors de l'édition de juin 2026, elle prenait la forme d'un QCM : dans les sujets publiés par le ministère, neuf à douze questions selon le sujet, à quatre propositions, une seule réponse exacte, aucune justification demandée, et une réponse fausse ou absente n'enlevait aucun point. La note de service de septembre 2026 parle plus largement d'une « liste de questions à réponses courtes » sans détailler la présentation : le plus prudent est de s'entraîner à la fois au choix multiple et à la réponse écrite.

La deuxième partie : des exercices

Deux ou trois exercices indépendants évaluent les connaissances et compétences mobilisées : calculer, raisonner, interpréter, rédiger. Sans calculatrice, les valeurs restent simples. Les deux points de langue récompensent l'orthographe, la syntaxe et un raisonnement bien formulé : une phrase de conclusion soignée et cinq minutes de relecture les sécurisent.

L'oral de contrôle

La note de service prévoit aussi une épreuve orale de contrôle, au second groupe : 20 minutes de préparation puis 20 minutes d'entretien avec un examinateur, sur au moins deux exercices portant sur des parties différentes du programme de première, toujours sans calculatrice.

Sa place dans le baccalauréat

Dans la répartition publiée par le ministère, le contrôle continu représente 40 % de la note finale et les épreuves terminales 60 %. L'épreuve anticipée de mathématiques fait partie de ces épreuves terminales, avec un coefficient 2, aux côtés des deux épreuves de français (coefficient 5 chacune). Le total des coefficients valant 100, elle pèse environ 2 % de la note finale : un enjeu modeste en points, mais bien réel pour la mention.

Elle ne remplace pas l'épreuve de spécialité mathématiques de terminale (coefficient 16) pour les élèves qui poursuivent cette spécialité. Le résultat, communiqué en juillet, est en outre intégré au dossier Parcoursup.

Le programme selon son parcours

L'épreuve porte sur le programme de mathématiques en vigueur préparé par le candidat, avec un sujet différent selon l'inscription.

À titre d'illustration, les sujets de juin 2026 de la voie générale mêlaient probabilités (tableau croisé, arbre pondéré), fonction et dérivée, et suites.

Les automatismes à maîtriser

Le ministère les regroupe en six domaines. Le détail ci-dessous suit l'annexe officielle publiée pour l'année 2025-2026 ; la note de septembre 2026 renvoie, elle, au programme en vigueur. Demandez à votre professeur si la liste a été ajustée.

Calcul numérique et algébrique

Proportions, pourcentages, évolutions

Fonctions et représentations

Statistiques et probabilités

À retenir

Un automatisme n'est pas une astuce : c'est une procédure assez travaillée pour être lancée en quelques secondes. Le test est simple : savez-vous le faire sans y penser, sans brouillon, chronomètre en main ?

Sept exemples corrigés

Exemple corrigé 1 · Proportion

Dans une classe de 240 élèves de première, 35 % suivent l'option musique. Combien d'élèves cela représente-t-il ?

Correction. Prendre 35 % d'une quantité revient à la multiplier par 0,35. Donc 0,35 × 240 = 84. 84 élèves suivent l'option musique.

Exemple corrigé 2 · Coefficient multiplicateur

Un article coûte 80 € et subit une baisse de 15 %. Quel est son nouveau prix ?

Correction. Une baisse de 15 % revient à multiplier par 1 − 0,15 = 0,85. Donc 80 × 0,85 = 68. Le nouveau prix est de 68 €. Le calcul 80 × 0,15 donnerait le montant de la baisse (12 €), pas le prix final.

Exemple corrigé 3 · Évolutions successives et réciproque

Un prix augmente de 20 % puis baisse de 10 %. Quelle est l'évolution globale ? Après une hausse de 25 %, quelle baisse ramène au prix initial ?

Correction. Les coefficients se multiplient : 1,20 × 0,90 = 1,08, soit une hausse globale de 8 % (et non de 10 %). Pour la réciproque, on cherche le coefficient inverse de 1,25 : 1 / 1,25 = 0,8, donc une baisse de 20 %.

Exemple corrigé 4 · Puissances

Simplifier A = 25 × 2−224 et calculer B = (3 × 104) × (2 × 10−2).

Correction. Pour A, on additionne les exposants au numérateur puis on les soustrait : 25 + (−2) / 24 = 23 / 24 = 2−1 = 1/2. Pour B, on regroupe : 3 × 2 = 6 et 104 × 10−2 = 102, donc B = 6 × 102 = 600.

Exemple corrigé 5 · Équation et inéquation

Résoudre 3x + 7 = 2x − 5, puis 2x − 3 ≤ 7.

Correction. On regroupe les x d'un côté : 3x − 2x = −5 − 7, soit x = −12. Vérification : 3 × (−12) + 7 = −29 et 2 × (−12) − 5 = −29. Pour l'inéquation : 2x ≤ 10, donc x ≤ 5, c'est-à-dire l'intervalle ]−∞ ; 5].

Exemple corrigé 6 · Lecture graphique d'une droite

Une droite passe par les points A(0 ; 1) et B(2 ; 5). Donner son équation réduite.

Correction. Le coefficient directeur est m = (5 − 1) / (2 − 0) = 2. Le point A donne l'ordonnée à l'origine : 1. L'équation est y = 2x + 1. Contrôle avec B : 2 × 2 + 1 = 5.

Exemple corrigé 7 · Probabilité conditionnelle

Dans une classe de 30 élèves, il y a 18 filles et 12 garçons. 15 élèves font de la musique, dont 10 filles. On choisit un élève au hasard. Calculer P(F ∩ M), PF(M) et PM(F).

Correction. P(F ∩ M) = 10 / 30 = 1/3 (on regarde toute la classe). PF(M) = 10 / 18 = 5/9 (on se limite aux 18 filles). PM(F) = 10 / 15 = 2/3 (on se limite aux 15 musiciens). Le mot « sachant que » indique l'effectif de référence.

Plan de révision sur 8 semaines

Ce plan vise les deux derniers mois avant l'épreuve ; commencer plus tôt permet de l'étaler. Il repose sur une règle : dix minutes d'automatismes chronométrées presque chaque jour, plus une séance plus longue par semaine. Pour s'entraîner régulièrement, on peut compléter les sujets zéro officiels par des séries de QCM d'automatismes corrigés, jusqu'à ce que chaque domaine devienne un réflexe.

  1. Semaine 1 : diagnostic. Traiter un sujet complet en 2 heures, sans calculatrice, puis classer chaque erreur : étourderie, oubli de méthode ou notion non comprise.
  2. Semaine 2 : calcul numérique. Fractions, puissances, conversions d'unités, ordres de grandeur.
  3. Semaine 3 : pourcentages et évolutions. Coefficients multiplicateurs, évolutions successives, taux réciproque.
  4. Semaine 4 : calcul littéral et équations. Développer, factoriser, équations, inéquations, produit nul, formules.
  5. Semaine 5 : fonctions. Lecture graphique, droites, signe, tableau de variations ; dérivation selon le programme suivi.
  6. Semaine 6 : statistiques et probabilités. Indicateurs, tableaux d'effectifs, arbres pondérés, probabilités conditionnelles.
  7. Semaine 7 : la deuxième partie. Exercices complets rédigés, avec phrases de conclusion et vocabulaire précis.
  8. Semaine 8 : répétition générale. Un sujet en conditions réelles, relecture de la fiche d'erreurs, repos et matériel prêt la veille.
À retenir

Une fiche d'erreurs vaut mieux qu'un cours de plus : notez chaque faute avec la règle correcte, et relisez-la chaque semaine.

Les erreurs fréquentes

Questions fréquentes

La calculatrice est-elle autorisée à l'épreuve anticipée de mathématiques ?

Non. Les textes officiels précisent que l'usage de la calculatrice n'est pas autorisé pour l'ensemble de l'épreuve, première partie comme exercices. Seuls des aménagements spécifiques, prévus pour des élèves à besoins particuliers, peuvent y déroger. Il faut donc s'entraîner à calculer de tête et à laisser les résultats sous forme exacte quand c'est possible.

Faut-il passer l'épreuve si l'on n'a pas choisi la spécialité mathématiques ?

Oui. L'épreuve concerne tous les élèves de première générale et technologique. Les candidats qui n'ont pas la spécialité mathématiques composent sur un sujet portant sur le programme de mathématiques spécifique intégré à l'enseignement scientifique ; en voie technologique, le sujet porte sur l'enseignement commun de mathématiques.

L'épreuve anticipée remplace-t-elle l'épreuve de spécialité mathématiques de terminale ?

Non. D'après le tableau des coefficients publié par Eduscol, l'épreuve anticipée (coefficient 2) s'ajoute à l'épreuve de l'enseignement de spécialité mathématiques de terminale (coefficient 16) pour les élèves qui poursuivent cette spécialité.

Quelle est la part de l'épreuve dans la note finale du baccalauréat ?

L'épreuve a un coefficient 2. Dans la répartition publiée par le ministère, le contrôle continu pèse 40 % et les épreuves terminales 60 % de la note finale, pour un total de 100 en coefficients : l'épreuve représente donc environ 2 % de la note finale. Son résultat figure aussi dans le dossier Parcoursup.

Les informations réglementaires de cette page ont été relevées le 17 octobre 2026 sur les textes officiels : la page du ministère consacrée à l'épreuve et la fiche Eduscol de l'épreuve. Les modalités peuvent évoluer : en cas de doute, ces pages font foi.